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Votre bâtiment est déjà construit. Il est temps de le rendre plus performant.

  • il y a 4 jours
  • 5 min de lecture

La plupart des discussions sur les bâtiments durables se concentrent sur les nouvelles constructions. Pourtant, les bâtiments qui accueilleront les entreprises, les familles et les communautés au cours des vingt prochaines années existent déjà. Ils ont été conçus selon d’autres standards, construits avec d’autres matériaux et exploités sans tenir compte des objectifs actuels en matière d’énergie et de carbone.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, les bâtiments et le secteur de la construction représentent 32 % de la demande mondiale d’énergie et 34 % des émissions mondiales de CO₂. Les émissions liées à l’exploitation des bâtiments représentent à elles seules 26 % des émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie.


Dans le même temps, les taux annuels de rénovation énergétique restent inférieurs à 1 % dans la plupart des grands marchés, bien en deçà du niveau nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Le secteur n’est pas sur la bonne trajectoire, et le parc immobilier existant en est la principale raison.

En Asie du Sud-Est, où les besoins en climatisation sont élevés, où le parc immobilier vieillit et où les surfaces construites continuent de croître rapidement, la performance des bâtiments existants n’est pas une préoccupation secondaire. C’est l’une des décisions les plus importantes que les propriétaires et exploitants devront prendre au cours de cette décennie.


Pourquoi les bâtiments existants sont la priorité

Les nouvelles constructions ne représentent qu’une faible part du parc immobilier total à un instant donné. Dans certains marchés, les bâtiments existants représenteront encore jusqu’à 80 % du parc en exploitation en 2030.


Chaque année qui passe sans amélioration de leurs performances fige pour plusieurs décennies une consommation énergétique plus élevée, des coûts d’exploitation plus importants et davantage d’émissions de carbone.


La rénovation présente également un solide intérêt économique. Les améliorations liées à l’efficacité énergétique et à la gestion de l’eau permettent de réduire les charges d’exploitation avec des temps de retour sur investissement mesurables. Une meilleure qualité de l’environnement intérieur réduit les impacts sur la santé des occupants et améliore leur productivité.


La certification environnementale des bâtiments existants envoie également un signal vérifiable aux locataires, investisseurs et établissements financiers, qui intègrent de plus en plus les critères ESG dans leurs décisions.


L’Agence internationale de l’énergie (IEA) estime qu’en Chine, aux États-Unis et dans l’Union européenne réunis, les dépenses consacrées à la rénovation des bâtiments ont dépassé 120 milliards de dollars en 2024, soit plus de 20 % de hausse par rapport à 2019.


Plus de 90 % de ces investissements proviennent d’investisseurs privés et de particuliers. La logique économique est déjà bien établie dans les marchés matures. En Asie du Sud-Est, le potentiel reste considérable et largement sous-exploité.


Par où commencer : l’audit de performance

La première étape pour améliorer un bâtiment existant consiste à comprendre ce qu’il fait réellement, et non ce pour quoi il a été conçu.

Un audit de performance analyse les données réelles de consommation énergétique, de consommation d’eau et de qualité environnementale intérieure. Il permet d’identifier l’écart entre les performances actuelles et ce qui est techniquement et financièrement réalisable.


Sans cette phase de diagnostic, les interventions risquent de cibler les mauvais systèmes ou de passer à côté des opportunités les plus impactantes.


Chez GBCE, l’audit de performance constitue la base de chaque projet de rénovation ou d’optimisation de bâtiment existant.


Les principaux axes d’amélioration

Les systèmes énergétiques

Les systèmes CVC (chauffage, ventilation et climatisation) représentent généralement la principale source de consommation énergétique dans les bâtiments commerciaux et industriels d’Asie du Sud-Est.

Les équipements anciens sont souvent surdimensionnés, insuffisamment entretenus ou pilotés par des systèmes de contrôle obsolètes.


La modernisation des installations CVC, l’amélioration de l’isolation de l’enveloppe, l’installation de systèmes de gestion technique du bâtiment plus intelligents ainsi que le remplacement de l’éclairage par des LED figurent parmi les investissements offrant les meilleurs retours financiers.


Les installations photovoltaïques en toiture deviennent également de plus en plus pertinentes dans la région. Lorsque la surface disponible et la capacité structurelle le permettent, elles peuvent réduire significativement la consommation électrique du réseau et limiter l’exposition à la hausse des tarifs de l’électricité.


L’efficacité hydrique

Dans de nombreux bâtiments existants, la consommation d’eau est plus élevée que nécessaire en raison d’équipements vieillissants, de l’absence de sous-comptage ou de programmes systématiques de détection des fuites.


L’installation de robinetterie à faible débit, de systèmes de sous-comptage ainsi que la récupération des eaux grises ou des eaux pluviales permettent de réduire rapidement les consommations et les coûts associés.


Les matériaux et le carbone incorporé

Les projets de rénovation offrent une opportunité d’intégrer des matériaux à faible carbone incorporé et de mettre en place des procédures de gestion des déchets de chantier.


Le carbone incorporé — qui inclut notamment les émissions liées à la fabrication de matériaux tels que le ciment et l’acier — représente environ 18 % des émissions mondiales liées aux bâtiments selon le rapport mondial 2024/2025 du PNUE.

Le choix de matériaux issus de sources responsables et le suivi du carbone incorporé pendant les travaux de rénovation s’inscrivent pleinement dans les exigences des certifications EDGE et LEED.


La qualité environnementale intérieure

La santé et le confort des occupants sont directement influencés par la qualité de l’air, le confort thermique, l’éclairage naturel et la performance acoustique.

Ces paramètres ont également un impact direct sur la productivité et la fidélisation des occupants.


L’amélioration des systèmes de ventilation, de l’enveloppe du bâtiment et de la conception de l’éclairage peut transformer l’expérience des utilisateurs. Des référentiels tels que WELL fournissent un cadre structuré pour mesurer et vérifier ces améliorations.


La certification comme cadre de performance

Les certifications environnementales s’appliquent tout autant aux bâtiments existants qu’aux constructions neuves.


LEED for Existing Buildings: Operations and Maintenance (LEED O+M) propose un cadre structuré permettant d’améliorer et de vérifier les performances opérationnelles d’un actif existant.

La certification EDGE est également applicable aux projets de rénovation et permet de démontrer clairement des améliorations d’au moins 20 % en matière d’énergie, d’eau et de carbone incorporé.


Obtenir une certification pour un bâtiment existant constitue un véritable signal de marché. Cela démontre aux locataires, investisseurs et prêteurs que l’actif a été évalué et vérifié selon des standards internationaux reconnus.


Dans un secteur où les conditions de financement et les choix des occupants sont de plus en plus liés aux performances ESG, ce signal possède une valeur commerciale directe.


Une approche progressive fonctionne

Tous les propriétaires ne sont pas en mesure de lancer une rénovation complète en une seule phase.

Une approche progressive, qui privilégie d’abord les actions présentant les meilleurs retours financiers et environnementaux, permet d’améliorer les performances tout en maîtrisant les investissements.

Chaque étape peut être conçue comme une contribution vers un objectif de certification global, permettant aux améliorations successives de s’accumuler jusqu’à l’obtention d’un résultat vérifié.


GBCE accompagne les propriétaires et exploitants dans l’élaboration de feuilles de route de durabilité progressives, financièrement réalistes, techniquement solides et alignées dès le départ sur les exigences des certifications environnementales.


Conclusion

Les bâtiments existants ne sont pas un problème à repousser au prochain cycle de développement.

Les technologies, les méthodologies et l’expertise nécessaires pour améliorer leurs performances existent déjà. Les arguments économiques sont solides. La direction réglementaire est claire, notamment avec la Loi thaïlandaise sur le changement climatique approuvée par le Cabinet en décembre 2025.

Pour les propriétaires et exploitants, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais par où commencer.


Pour en savoir plus sur la manière dont nous pouvons accompagner vos bâtiments et actifs existants :https://www.greendesignconsulting.com/operation-renovation


GBCE est spécialisé dans la rénovation durable des bâtiments existants, l’optimisation de leurs performances environnementales ainsi que les certifications LEED, EDGE et WELL.


Pour discuter du potentiel de votre bâtiment, contactez-nous à :contact.greenbuilding@gmail.com


Sources

UNEP and Global Alliance for Buildings and Construction. Global Status Report for Buildings and Construction 2024/2025. United Nations Environment Programme, 2024. https://www.unep.org/resources/report/global-status-report-buildings-and-construction-20242025

IEA. Buildings: Tracking Clean Energy Progress. International Energy Agency, 2024. https://www.iea.org/energy-system/buildings

IEA. Energy Efficiency 2025. International Energy Agency, 2025. https://www.iea.org/reports/energy-efficiency-2025/buildings

IEA. Renovation of Near 20% of Existing Building Stock to Zero-Carbon-Ready by 2030. International Energy Agency. https://www.iea.org/reports/renovation-of-near-20-of-existing-building-stock-to-zero-carbon-ready-by-2030-is-ambitious-but-necessary

IEA. Sustainable Recovery: Buildings. International Energy Agency. https://www.iea.org/reports/sustainable-recovery/buildings


 
 
 

1 commentaire


cefasi2535
il y a 2 jours

Je travaille dans ce secteur depuis plusieurs années et je constate souvent que beaucoup d’entreprises se concentrent uniquement sur la publicité payante alors que la visibilité organique reste un levier durable. En discutant avec différents responsables marketing au Maroc, j’ai remarqué que les projets qui progressent le plus sont généralement ceux qui combinent une stratégie de contenu cohérente avec une présence active sur plusieurs canaux digitaux. C’est dans cette optique que je me suis intéressé à specialistes SEO et reseaux Maroc au cours de mes recherches. Ce qui m’a surtout marqué, c’est l’importance accordée à la cohérence entre référencement naturel, réseaux sociaux et expérience utilisateur. Aujourd’hui, les internautes passent constamment d’un moteur de recherche à une plateforme sociale avant de prendre…

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